Sur le début de l’expropriation en 1830

A partir du document -Arrêtés attribuant au domaine de l’État les biens religieux musulmans de 1830 à 1851-, des éléments simples pour déstructurer la société algérienne de l'époque.
Art. 4. Les muphti, cadis, ulémas et autres préposés jusqu’à présent à la gestion desdits biens, remettront dans le même délai [trois jours, à dater de la publication du présent arrêté], au directeur des domaines, les titres et actes des propriétés, les livres, registres et documents qui concernent leur gestion et l’état nominatif des locataires, sur lesquels ils indiqueront le montant du loyer annuel, et l’époque du dernier paiement. Art. 5. Ils adresseront en même temps, au directeur des domaines, un état motivé des dépenses que nécessitent l’entretien et le service des mosquées, les oeuvres de charité et autres frais auxquels ils sont dans l’usage de subvenir à l’aide des revenus des biens dont il s’agit. Les fonds reconnus nécessaires leur seront remis chaque mois d’avance, et à partir du premier janvier prochain, pour en être par eux disposé conformément au but des diverses affectations. ”
En ce qui concerne la ville de Blida (Bélidah dans le texte)
3. Arrêté du Gouverneur général de l’Algérie qui met sous séquestre et réunit au domaine de l’État toutes les propriétés situées dans la ville de Bélidah…, 1er octobre 1840 (extrait) : “ Art. 1. Toutes les propriétés situés dans la ville de Bélidah et dans la zone de défense du territoire de cette place, qui n’auront pas été réclamées avant le 1er novembre prochain, seront séquestrées et réunies au domaine de l’État… Les propriétés appartenant aux mosquées et autres établissements religieux seront soumises aux règles d’administration prescrites pour les biens de même nature dans la province d’Alger. ”
Et plus particulièrement les mosquées Djemaâ el Turk, connu aussi sous le nom Djemaâ Hanafi où mon arrière grand père a été bach-hazzab soit chef des lecteurs du coran, et Djemaâ ben Saadoun
4. Arrêté du Gouverneur général de l’Algérie sur les mosquées de Blidah, 4 novembre 1840 (extrait) : “ Art. 1er… Les mosquées connues à Blidah sous le nom de Djemaâ el Turk et Djemaâ ben Saadoun continueront à être affectées au culte musulman. Art. 2. Le revenu des mosquées El Kebir et Bab el Djezaïr et ceux des établissements pieux qui ont été détruits ou abandonnés, seront consacrés à l’entretien des mosquées réservées au culte musulman. Ces revenus seront administrés selon les règles prescrites dans notre arrêté du 1er octobre 1840. ”  
Référence: CENTRE HISTORIQUE DES ARCHIVES NATIONALES, F19 10934 à 10935/B Culte musulman 1839-1905, Inventaire par Nadine GASTALDI, conservateur en chef à la Section du XIXe siècle, Paris, 2006

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