Le dialecte algérien d’avant 1840

De nos jours, il est devenu presque impossible de comprendre le parler ou dialecte algérien tel qu'il est pratiqué. En effet, le dialecte algérien est devenu un mixage de différents mots empruntés aux langues pratiquées autour du bassin méditerranéen.  Ainsi, il est commun d'entendre dans une même phrase de l'arabe, du berbère, de l'espagnol, italien, maltais et français. Ce qui est intéressant, c'est que la société algérienne dans sa grande majorité avait maintenu son dialecte, qu'il soit le dialecte arabe algérien ou le dialecte berbère algérien, pendant les 132 ans de colonisation. Évidemment, il y'a eu un grand nombre d'emprunts de mots principalement de la langue française mais en général, un Algérien, qu'il soit arabe ou kabyle parlait correctement son dialecte. De même, pas mal de Français ont appris le dialecte arabe pour leurs besoins propres. Avec l'avènement des technologies modernes, on a donc assisté à une régression assez prononcée dans la qualité du dialecte arabe ou berbère. Il faut noter aussi que ceci n'est pas propre à ces dialectes mais touche aussi d'autres dialectes et langues. En premier, on peut citer le cas de la langue française elle même qui fait appel de plus en plus aux mots anglais. La question que l'on pourrait poser est de savoir c'est quoi le dialecte utilisé dans les années 1830. Pour cela, une recherche rapide m'a fait découvrir un livre assez intéressant [1], qui a été rédigé à l'intention des nouveaux arrivants en terre algérienne. Le livre était censé leur apprendre les rudiments du parler algérien et de ce fait contient une mine d'information sur les us et coutumes d'alors. Il n'est pas précisé exactement la région mais on peut deviner que c'est principalement dans la région centre du pays. Dans l'optique d'aider les gens à se réapproprier leur dialecte originel, un certain nombre des billets de blida.net seront publiés pour revoir un peu les bases du dialecte algérien. Pour aujourd'hui, on va commencer par les salutations couramment pratiquées à cette époque. Noter que les lettres Fa et Ka sont inversés au niveau du point. Bonne lecture et surtout bon apprentissage !
Dialecte algérien d'avant 1840- Les Salutations Dialecte algérien d'avant 1840- Les Salutations
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Référence [1]: Guide de la conversation française-arabe: ou, Dialogues avec le mot à mot et la prononciation interlinéaires figurés en caractères français, par J. Honorat Delaporte, 3ième édition, Alger, Bastide, Libraire-éditeur, 1846 Mise à jour le 6 mai 2015: Le journal Algérien, El-Watan, a publié le 02 mai 2015 un article assez intéressant sur le parler algérien.

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4 Réponses à “Le dialecte algérien d’avant 1840”

  1. BENRABAH AHMED dit :

    Je félicite votre courage en abordant un si délicat thème, un « dialecte » comme vous dites n’est rien d’autre qu’une langue naturelle non reconnue par un quelconque pouvoir, politique ou religieux c’est à dire une langue déclassée, ceci veut simplement dire que les algériens dans toutes les régions d’Algérie avaient leur langue parlée, et écrite concernant l’arabe, la preuve se situe à mon avis dans le patrimoine dans ses différentes expressions surtout la poésie qu’on qualifie injustement de « bédouine » , en lisant les grandes qassidates de cette belle poésie ( Benkeriou de Laghouat, Mustfa Ben Brahim de belAbbes, Ben Guitoune de canstantine, et la plus récente Sabhan Allah Yal Tif de Mustapha Stambouli d’Alger, etc…) on se rend compte qu’il n’y a pas de différences entre cette langue et l’arabe qu’on nomme « classique », ceci dit que les emprunts sont rares et théoriquement ils ne posent aucun problème vu que cette caractéristique est présente dans toutes les langues même celle du Coran , je pense que les algériens ont beaucoup perdu de cet héritage par manque d’études linguistiques, et surtout dans une certaine époque on a cru injustement que la langue des algériens est loin de la langue arabe classique, alors on voulu substituer par conviction idéologique une langue par une autre dans un très cours temps, le résultat on a tout perdu.L’introduction de la poésie Algérienne dans sa forme originale dans les programmes de l’enseignement moyen et secondaire et pourquoi pas au primaire demeure une solution salvatrice dans ce sens ( selon les régions culturelles).

    • hafed dit :

      @Ahmed: Merci pour le commentaire. Effectivement, la place du dialecte algérien n’est pas encore résolue. Avec tout le bruit et la cacaphonie usuels, il est difficile de parler sereinement de sa place dans la vie de cette nation.
      A un certain point, on va se rendre compte qu’il faut choisir entre être soi-même ou être quelqu’un qu’on n’est pas ou qu’on ne pourra pas être.

  2. Aît Ouyahia Hussein dit :

    En partant du fait que l’’action est la molécule de l’histoire et que donc la parole est l’atome de l’action, on comprendra aisément que les trajectoires -ou orbites- des electrons de la parole ne sont en fait que l’ordonnancement des lettres dans les vocables.

    D’où l’importance de la langue parlée par le sujet et de sa cohérence du lien culturel avec le sens de l’imaginaire communiqué.

    Allahou Aâlem

  3. Abdelhamid Djerfaf dit :

    Article très instructif. Très bonne recherche. Je suis avide de lire la suite. Merci.

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