Regard sur le passé de blida: depuis l’année 2212

Une perspective assez intéressante: quel serait le regard qu'aurait un observateur blidéen de la ville en l'an 2212, soit deux siècles après notre ère. Quelques pistes:  [supprimé] Note: après avoir énonce quelques pistes, je me suis ravisé. Je laisse le soin aux lecteurs de mettre des commentaires.  

Sur le début de l’expropriation en 1830

A partir du document -Arrêtés attribuant au domaine de l’État les biens religieux musulmans de 1830 à 1851-, des éléments simples pour déstructurer la société algérienne de l'époque.
Art. 4. Les muphti, cadis, ulémas et autres préposés jusqu’à présent à la gestion desdits biens, remettront dans le même délai [trois jours, à dater de la publication du présent arrêté], au directeur des domaines, les titres et actes des propriétés, les livres, registres et documents qui concernent leur gestion et l’état nominatif des locataires, sur lesquels ils indiqueront le montant du loyer annuel, et l’époque du dernier paiement. Art. 5. Ils adresseront en même temps, au directeur des domaines, un état motivé des dépenses que nécessitent l’entretien et le service des mosquées, les oeuvres de charité et autres frais auxquels ils sont dans l’usage de subvenir à l’aide des revenus des biens dont il s’agit. Les fonds reconnus nécessaires leur seront remis chaque mois d’avance, et à partir du premier janvier prochain, pour en être par eux disposé conformément au but des diverses affectations. ”

Une dédicace du professeur Agoun Ahmed

De son livre, un extrait sur les premiers militants blidéens de la cause nationale
  • Si Benteftifa Mohamed (Pharmacien-GPRA)
  • Si Benkhedda Benyoucef (Pharmacien-GPRA)
  • Si Yazid M'hamed (ONU-GPRA)
  • Si Ferroukhi M'hamed
  • Si Ferroukhi Ahmed
  • Si Mahmouche Said
  • Ai Semmad Othmane
  • Si Lazli Ahmed
  • Si Boulahia Mohamed
  • Si Touahri Mohamed
  • Si Flita Ahmed
  • Si Cherid Missoum
Avec une pieuse pensée à la mémoire: De Khediri Omar, dit Omar El-Ghoul, premier chahid de la ville, tué dans un combat de rue en décembre 1954. De Haouari Mahfoud et de Benkorbane Ali, qui après avoir combattu avec les armées arabes l'occupant sioniste en Palestine rentreront en Algérie pour organiser les premiers groupes de combat de l'ALN. Ils tomberont héroiquement les armes à la main, Mahfoud en 1955 et Ali en 1957. Note: en 2009, j'ai reçu l'autorisation expresse du professeur Agoun, ami de très longue date de mon père Sid'Ahmed Benteftifa, de publier son livre sur le site blida.net. Je le remercie infiniment pour cette générosité. Son message sera transmis. Edit (08 mars 2012): il y'a très probablement beaucoup de noms qui manquent dans cette liste. Ce n'est pas une omission voulue de ma part. Je n'ai fait que retranscrire du livre du professeur Agoun. Il en a oublié surement des noms. Si vous en connaissez, laisser un commentaire pour les corrections appropriées. Merci Z. Reguieg m'a fait parvenir les noms suivants: Reguieg Ali et Yahiaoui Ali dit Ahmed papa.

Traité de paix et reconnaissance des États Unis d’Amérique du Nord – 1795

Après un certain nombre de recherches, j'ai pu obtenir la référence complète du 1er traité signé entre la régence d'Alger (Algérie) et les États Unis d'Amérique du Nord (États Unis). Celui-ci est aussi de facto-co le document de reconnaissance par l'Algérie, qui reconnait ainsi la jeune république américaine dont l'indépendance a été déclarée en 1776 soit seulement 19 ans plus tôt.

De la difficulté à trouver des archives Algériennes d’avant 1830

Depuis un bon nombre d'années, j'essaye de réunir des archives de l'époque 1515 à 1830 qui ont trait à l'histoire de l'Algérie en général et celle de Blida en particulier. Malheureusement, il est presque impossible d'avoir la moindre information écrite par des Algériens. Étant de tradition orale, la société Algérienne a perdu beaucoup de son passé car très peu de gens ont pensé à mettre par écrit les récits de la vie quotidienne de l'époque. Néanmoins, je suis convaincu que beaucoup de nos concitoyens disposent de documents d'époque mais que malheureusement ils n'en connaissent pas l'importance. Pour ma part, j'ai réuni pas mal de livres portant sur cette époque. Ils proviennent de diverses sources dont:
  • Le projet de numérisation de Google. Ainsi, pas mal de livres en langue francaise et anglaise sont disponibles gratuitement et recèlent pas mal d'informations. Malheureusement, leurs auteurs pour la majorité n'ont pas été très professionnel dans leurs démarches. A la lecture de ces livres, on sent dans un grand nombre de cas, le mépris et l'arrogance.
  • Les archives de la bibliothèque nationale de France et notamment les missives des consuls de France depuis environ l'an 1500.
  • Les archives nationales turques. Elles viennent d'être mises pour certaines à la disposition du public. Le problème est de se retrouver dans la masse d'information qui n'est pas clairement indiquée sur le site des archives turques. De plus, il est mentionné que ces archives sont dans la langue ottomane (qui n'existe plus). Cette langue est un mélange de turc, arabe et perse. Je n'ai pas espoir d'avoir de l'information à partir de cette source.
  • La bibliothèque du Congrès américain et surtout les correspondances diplomatiques de l'époque ainsi qu'une foule d'information sur les échanges entre les deux pays.
  • Du côté Algérie, je n'ai trouvé aucun lien internet ni autre source d'informations. Je ne m'attends pas à ce qu'il y'ait une source officielle que je peux ou qu'on peut consulter. Néanmoins, comme mentionné plus haut, je suis convaincu qu'il y'a des gens qui ont cette information. J'espère que si vous êtes en train de me lire et vous avez des documents d'époque, cela serait apprécié si vous m'envoyez des copies ou scan de ces documents.
Dans tous les cas, je le fais avec plaisir lorsque j'ai du temps libre et j'espère que c'est une contribution à l'histoire de l'Algérie. Mise à jour (17 Mars 2012): Un article très intéressant sur les ressources disponibles en Algérie peut être trouvé sur le lien suivant. Malheureusement, n'étant plus en Algérie, il m'est impossible de consulter les archives disponibles au niveau du centre des archives. Il semble qu'il ne soit pas connecté sur internet et qu'il faut se déplacer sur place. Pour ceux qui ont demandé le lien pour les archives turques, on peut le trouver sur l'adresse suivante http://www.turkishculture.org/general/museums/ottoman-archives/general-directorate-of-632.htm Note (9 mars 2012): on m'a fait savoir qu'il existe un organisme en Algérie chargé des archives nationales. L'adresse email qui m'a été communiquée, soit dgan@wissal.dz n'est pas fonctionnelle bien qu'elle soit répertoriée au niveau du conseil international des archives (Unesco). De plus, il n' y a pas de site internet disponible pour cette institution. Je n'ai pas besoin de rappeler qu'on est en 2012. Si quelqu'un a un contact au niveau de cette institution, prière de laisser un commentaire.

Consuls Américain en Algérie avant 1830

Voici les noms des consuls des États Unis au niveau de l'Algérie avant 1830. Edward Holden, 1733 John Paul Jones consul désigné ( June 2, 1792) mais a décédé avant d'arriver en Algérie. Joel Barlow, 1795-1797 a présenté ses créances comme consul au Dey Hassan à Alger le 4 mars 1796 soit 20 ans après la déclaration d'indépendance des États Unis. Richard O'Brien, U. S. Consul General, Alger 1798 Sur le plan diplomatique, Alger a reconnu les États Unis en signant un traité de paix le 5 septembre 1795 (référence spécifique sur http://history.state.gov/countries/algeria) Note: Je prépare un billet sur le 1er traité entre l'Algérie et les États-Unis qui a été signé le 5 septembre 1795. Une copie du traité sera aussi présentée.

Photo de classe – Technicum Mahi- Blida 1973

Une photo de classe au technicum Mahi de Blida dans les années 70. La photo m'a été envoyé par mon ami de toujours Mohamed Neggazi. Ceux qui se reconnaitront et dont je n'ai pas mentionné le nom peuvent  laisser un commentaire. Ceux que j'ai pu reconnaitre en partant de la première rangée en haut à gauche (près du professeur d'arabe). Hafed Benteftifa (moi même ! - Docteur en génie électrique) Bourkiza (Architecte à Blida) Mohamed Neggazi (Ingénieur en génie civil-coopérant technique en Afrique) Kaci Semrouni Kalai Belarbi Chawki Benteftifa (mon frère ! Ingénieur en génie civil) Ahmed Messaoud Ghriss Nasser Chelha (des fameux dégraissages Chelha de Blida) Rangée du milieu Amine Yaiche Achour (Ingénieur en Informatique) Spahis Mohamed Azarias (décédé) Mellouli (Tunisien dont le père était enseignant d'arabe) El Ghers (mais je voudrais confirmer !) Zamouchi Zidoune Said Bergheul (Ingénieur) Dahmane (Enseignant à Université de Blida) Amalou Lebchek Ramoul Bouziane (Avocat) Rangée du bas Hamzi Khaled Benyoucef Toufik Nouar (Pharmacien) Rebah (à confirmer) Redouane Braneci (Avocat) Missiouri Boukhandakdji Nouri (décédé) Mohamed Oucif Mouzai Première rangée en bas Kerkeche Bachir Kouri Choukri Dib (Médecin) Badreddine Sayah Aissaoui   Il y'a les noms Hammouda, Ghris, El Ghers que je n'arrive pas à situer dans cette photo. Il faut noter que celle-ci est pour la classe de 6ième et devra donc dater de 1973.

Les métiers en Algérie avant 1830 – Le chaouch

Un grand nombre de métiers existants avant 1830 sont très particuliers et ont été perdus ou remplacés par d'autres pendant l'occupation française. Nous allons en établir une liste des plus importants dans de futurs billets. Pour aujourd'hui, on décrit le métier de Chaouch. Celui-ci est décrit dans l'ouvrage de H.Gramont comme un officier de paix. Le chaouch  ne portait ni arme, ni baton et disposait d'une protection absolue. Toute offense à son encontre était passible de la peine de mort. Lorsqu'il procédait à une arrestation, il touchait du doigt l'accusé et celui-ci devait obtempérer de suite. Évidemment, il se trouvait des gens qui ne voulait pas se rendre et à ce moment, le chaouch criait "Char Allah" que l'on peut traduire par "c'est le mal". Il était alors obligatoire pour les gens alentour de preter main forte au Chaouch. L'individu arreté sera alors lié. Dans le cas où il n'a pas résisté lors de son arrestation, il sera tenu par la main pour être emmené. Les chaouchs étaient présidés par un chaouch-bachi. Dans les deux cas, le chaouch sera tenu d'amener l'individu soit à la prison, soit à l'audience publique. Référence: H. D de Grammont, Histoire d'Alger sous la domination turque (1515-1830). Note importante: comme tout livre publié sous l'occupation francaise, ce livre doit être lu avec réserve étant donné qu'il était destiné à justifier un fait colonial. Néanmoins, il contient un nombre important de références qui peuvent être intéressantes.

Orchestre de musique chaabi El Gusto

Pour les amateurs de musique chaabi, un film relatant l'histoire assez originale de cet orchestre algérois sortira le 11 janvier 2012. Du site web de l'orchestre, El gusto est un orchestre de 42 musiciens réunis sur scène après un demi siècle de séparation pour partager l'émotion et la joie d'une musique authentique, une nouvelle âme de la World Music : le Chaâbi. Parmi les maitres on reconnaitra cheikh abdelkader chercham et cheikh yamim.  

Appel à contribution – patrimoine culinaire de Blida

Pour les connaisseurs, il y'a un très fort patrimoine culinaire blidéen qui est en train de se perdre à mesure que les anciens disparaissent. Étant donné que nous avons une tradition orale, il serait bon que l'on enregistre pour la postérité ce patrimoine. De ce fait, nous lançons un appel à tous et toutes pour nous faire parvenir toute information en relation avec ce patrimoine. Comme exemple, cela peut être décrit de la manière suivante: Titre: Mthakba Description: gateau préparé à la main fait en grande partie de semoule Pourquoi: très bon pour le café du matin ou de l'après midi Préparation: cuit dans l'huile.
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